Education, recherche, science - Enjeux


L’éducation des générations actuelles, qui forment les citoyens de demain, renvoie à de multiples questions : le rôle et la place de l’école, son ouverture sur la société, la définition des contenus, la formation et le recrutement des enseignants, la compétition parmi les élèves et leur sélection etc.

Alors que la France ne cesse de rétrograder dans les enquêtes PISA de l’OCDE, elle doit innover et inventer une véritable politique éducative dont l’objectif serait non pas de sélectionner une petite élite mais l’élévation générale de la société et l’ « alphabétisation scientifique » de tous les citoyens.

Aujourd’hui, seul 40 % d'une classe d'âge sort diplômé de l'université (loin derrière l’Amérique et d’Europe du Nord). La démocratisation de l’enseignement supérieur et la formation tout au long de la vie sont nécessaires tant pour la montée en gamme en qualité de l’économie que pour l’émancipation de l’individu.

La place et le rôle de la science et des scientifiques dans la société

Les sciences modernes jouent, et continueront de jouer, un rôle majeur dans nos sociétés. De l’éveil à la culture scientifique aux rôles des médias dans l’information du public, l’alphabétisation scientifique des citoyens devient une question éminemment politique dans la mesure où déficit scientifique et déficit démocratique se combinent de plus en plus. Une très grande part des débats de la sphère publique renvoie à des questions issues des laboratoires, que ce soit à travers le nucléaire, les OGM, le réchauffement global du climat, les nanotechnologies, les gaz de schiste, etc.
Il importe de se doter de structures qui, d’une part, permettent des formations plus en phase avec la situation actuelle et, d’autre part, de réorganiser le dialogue entre l’expertise scientifique et la prise de décision publique.
Quelle indépendance assurer à la recherche scientifique vis-à-vis des raisons économiques et industrielles ? Peut-on encourager à la contre-expertise ? Quelle est la place des scientifiques dans la société ? Et, à la suite d’André Gorz, comment s’interroger sur l’économie de la connaissance entre ses avantages et ses dérives ?

Le progrès des sciences

Prétendre que l’écologie est l’adversaire des progrès de la science est un contresens. L’écologie, fondée par des biologistes étudiant les milieux, est la science du savoir global. Se revendiquer de l’écologie signifie prendre en compte la complexité et donc considérer que les progrès doivent être mis en perspective dans une refonte de l’analyse des coûts et des bénéfices, considérant ainsi les « intérêts » des écosystèmes dont nous dépendons.

© - Fondation Nicolas Hulot pour la Nature et l'Homme