[Revue de presse] Démocratie participative: "Les entreprises disposent d'une mise en action plus rapide que les politiques"

20/06/2013 - Interview - Shabnam Anvar
shabnam anvar

 

Une interview d'Hermance Murgue

Où en est aujourd'hui la démocratie participative? Les entreprises progressent-elles dans cette démarche? Eléments de réponse avec Shabnam Anvar, docteur en droit et membre du conseil scientifique de la Fondation Nicolas Hulot. 

"Open Source Démocratie", c'est le thème de la 12e édition des Up conférences qui se tiendra ce jeudi soir à partir de 19 heures à Paris (Happen Space, Siège d'Accenture, 13e arrondissement). Shabnam Anvar, docteur en droit, prospectiviste et membre du conseil scientifique de la Fondation Nicolas Hulot répond aux questions de L'Express. 

Quels sujets allez-vous aborder ce jeudi lors de la conférence?

"Nous aborderons les initiatives liées à la démocratie participative en France, mais également dans le monde ainsi que les outils à notre disposition dans ce domaine. Bien sûr, je parlerai plus longuement des problématiques concernant ma spécificité, c'est-à-dire la participation des citoyens au sein des organisations, et plus particulièrement les associations et les entreprises. Autrement dit, comment arriver à mettre en place des méthodes d'intelligence collectives afin de sortir du carcan de la hiérarchie qui crée un fossé entre la base et ceux qui prennent les décisions. Aujourd'hui, peu de personnes se sentent concernées, les citoyens se déplacent de moins en moins pour aller voter. Toute la question est de savoir comment donner envie aux gens de participer et de s'investir davantage". 

Quelles sont les formes plus ou moins innovantes de démocratie participative que vous constatez aujourd'hui? Notamment pour une économie plus juste?

"Il y a de nombreuses formes de démocratie participative, et notamment avec Internet et les réseaux sociaux qui permettent de connecter les personnes sur le terrain dans la vraie vie. Ce qui est passionnant pour moi c'est la diversité de ces initiatives, de leur remise en question et une recherche constante de les faire évoluer pour les améliorer et les adapter aux plus près des circonstances données. En Estonie, je suis une initiative, Rativakogu, du parlement des citoyens. Des propositions co-élaborées par les citoyens ont été publiées le 6 avril 2013 notamment pour un code d'éthique et une supervision renforcée du financement des partis politiques. Surtout, l'objectif est de relancer les politiques sur ces sujets pour qu'ils agissent. Très clairement, si l'on souhaite avoir une économie plus juste, il faut associer l'humain. Il n'y a pas d'autre règle que de travailler ensemble. Montrer aux citoyens que leur voix compte". 

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